Définition du trouble du sommeil

Définition du trouble du sommeil

Les troubles du sommeil se manifestent de plusieurs façons. Il existe autant de causes que de causalités. Il est nécessaire d’adopter une approche cognitive de ces manifestations afin de savoir quelle forme de trouble du sommeil nous touche. Certains troubles ne sont que simples dysfonctionnements passagers et ne doivent pas être forcément alarmants. Ces troubles sont certes désagréables, mais ils peuvent être aussi facilement combattus. En effet, ils peuvent être liés à des déchets présents dans le cerveau sous forme d’ammoniac, qui ne peuvent être combattus qu’au travers d’antioxydants, comme par exemple la glutamine, l’ornithine ou l’arginine. Ainsi les troubles du sommeil les plus rebelles sont fréquemment vaincus par ces acides aminés bénéfiques.

Qu’est-ce qui est normal ?

Avant de parler des troubles du sommeil, constatons quelques faits.

Apparemment, 1/5ème des adultes ont besoin d’environ un quart d’heure pour s’endormir dans l’obscurité.

Le sommeil dure chez la plupart des gens en moyenne entre 7 à 8 ½ heures, et a lieu généralement entre 23 heures et 7 heures.

Le sommeil est un état physiologique influencé par la thermorégulation, la rythmicité veille-sommeil dans un système circadien, la lumière, le cerveau, le métabolisme, les hormones, et d’autres facteurs d’origine psychologique ou physiologique.

L’hygiène du sommeil

Beaucoup de gens ne parviennent pas à s’endormir pour la simple raison qu’ils ont une mauvaise hygiène du sommeil. Il est important d’observer les points suivants :

  • On ne doit pas se forcer à aller se coucher, car cela ne marche pas – bien au contraire : en revanche, essayer d’aller se coucher dès qu’on ressent la fatigue afin de ne pas rater le premier cycle de sommeil, les cycles se renouvelant toutes les 90 à 120 minutes en moyenne.
  • La chambre à coucher doit si possible être utilisée uniquement à des fins destinées au sommeil ou aux activités sexuelles. On ne devrait pas dîner, regarder la télévision ni travailler dans une chambre à coucher. De même, on ne devrait s’endormir si possible que dans la chambre à coucher. Elle doit symboliser le lieu du sommeil.
    La chambre à coucher devrait avoir un environnement calme et pas trop chargé par des posters, tableaux, bricoles inutiles sur les étagères, etc. Les murs blancs ou d’une couleur unie sont idéaux. Certains conseils d’harmonie Feng-Shui sont très intéressants. Favoriser l’obscurité la nuit, et permettre la lumière de pénétrer dans la pièce le matin. Choisir la pièce la plus calme de l’appartement ou de la maison afin d’éviter les agressions sonores.
  • Essayer de dîner tôt, par exemple en rentrant du travail, puis gérez vos obligations du quotidien si vous ne pouvez le faire le matin, pour ensuite privilégier le calme : il est nécessaire d’éviter l’excitation avant le coucher (télévision, musique forte, sport intensif, repas lourd, nicotine, alcool, thé, café), et en revanche, privilégier les activités calmes (un bain chaud, un bon livre sur le canapé, une émission de radio culturelle, boire une tisane, se brosser les dents tranquillement, se cocooner, se « bichonner »). Chacun est différent, et c’est vous qui savez le mieux ce qui vous calme et vous fait du bien.
  • Même si on se couche ou on s’endort tard, toujours veiller à se lever à des heures régulières, même le matin, et éviter les siestes (sauf en cas exceptionnel, au maximum une heure et jamais après 15 heures, à ne pas renouveler).

L’endormissement

La plupart des gens sont étonnés quand on leur leur parle de la rapidité à laquelle les gens en bonne santé réussissent à s’endormir. On peut déjà être certain d’avoir un petit problème de sommeil quand on prend plus de 20 à 30 minutes pour s’endormir. Le sommeil a beau être reposant et réparateur, on n’arrive pas à s’endormir. Cette phase est caractérisée par une hyperactivité intellectuelle (on pense trop, on ressasse les événements de la journée, etc.), ainsi qu’un état agité de pénombre floue entre l’état éveillé et le sommeil, état très fragile, et qui ne parvient pas à aboutir au sommeil.

Le sommeil continu

Le trouble du sommeil continu est ressenti comme particulièrement dérangeant. Les personnes touchées ne cessent de se réveiller, ont du mal à se rendormir ou bien n’y parviennent pas du tout. La plupart des troubles du sommeil continu se manifestent de telle sorte que le malade se réveille une ou plusieurs fois durant la nuit, et est le lendemain matin complètement lessivé, épuisé, irascible. Il arrive que ces personnes aient des cauchemars (les rêves terrifiants apparaissant généralement lors du sommeil lent profond.), mais la plupart du temps, elles se réveillent fréquemment sans aucune raison apparente.

Les problèmes respiratoires: SAS et la ronchopathie

Sont les troubles dits « de l’éveil ». Le système nerveux végétatif fait en sorte que toute personne continue à respirer durant le sommeil. Néanmoins, ce processus peut subir des perturbations de toutes sortes durant le sommeil. Les formes les plus courantes sont : l’apnée du sommeil (SAS), ou encore plus fréquemment : le ronflement. En quel cas le sommeil est légèrement, voire très peu bénéfique, et le patient présente des symptômes de manque de sommeil : comme il n’est pas suffisamment « alimenté » en oxygène et est parfois réveillé superficiellement par son apnée ou ses ronflements, il n’est pas vraiment reposé et récupère peu, a des difficultés à se concentrer et dans le pire des cas, il ne parviendra même pas à exécuter les taches diurnes les plus simples. Les perturbations respiratoires sont de nature obstructive, et elles ont presque toujours une cause organique. D’après les dernières études, 31% des hommes et 19% des femmes en seraient atteints.

Les parasomnies

Les parasomnies sont des manifestations d’ordre soit physiologique ou bien pathologique liées au sommeil. On en compte divers types de parasomnie (cf. ci-dessous).

Le somnambulisme

Les somnambules ont surtout été rendus célèbres par la littérature et le cinéma, mais en réalité, ils existent dans la vie de tous les jours. Ou de toutes les nuits… Le somnambule se réveille durant la nuit et se promène sans en être conscient. Le lendemain, il est généralement exténué. La plupart des somnambules ne le savent pas, et sont découverts un jour ou l’autre par un membre de leur famille ou par leur partenaire, et il ne reste plus qu’à confirmer la maladie dans un laboratoire de sommeil. Le somnambulisme apparaît lors du sommeil lent profond, surtout à la charnière entre l’enfance et l’adolescence (tout comme les terreurs nocturnes d’ailleurs).

La somniloquie

La somniloquie consiste à parler en dormant.

Le bruxisme

Le bruxisme – ou grincement des dents – apparaît tout comme la somniloquie lors du sommeil léger et paradoxal.

Le syndrome des mouvements périodiques

Le syndrome des mouvements périodiques est une manifestation liée à un trouble du système nerveux au niveau des récepteurs domapinergiques. Il semble concerner essentiellement les adultes d’age moyen et élevé. Il apparait durant le sommeil, et ces mouvements apparaissent 1 à 3 fois par minute, réveillant superficiellement le patient, à l’instar des troubles respiratoires. Le lendemain, eux aussi sont épuisés.

Le syndrome des jambes sans repos

Le syndrome des jambes sans repos est semblable au syndrome des mouvements périodiques et les deux symptômes sont souvent associés l’un à l’autre, à la différence que le syndrome des jambes sans repos n’apparait pas durant le sommeil car il empêche justement de dormir. On l’appelle aussi impatience. Comme son nom l’indique, les personnes concernées par ce syndrome ne cessent de bouger, poussés par une irritation tactile de certains membres, ce qui nuit au sommeil et implique une certaine fatigue durant la journée.

Les troubles du rythme circadien

Les problèmes liés au rythme circadien sont de plus en plus fréquents. Ils concernent en l’occurrence le rapport chronobiologique entre la veille et le sommeil sur les 24 heures du jour et de la nuit. Les personnes travaillant à horaires irréguliers, notamment la nuit, ou se levant à 5 heures du matin, parfois même plus tôt sont particulièrement touchées. Non seulement parce que leur vie sociale est entravée, mais leur rythme biologique est perturbé, ce qui entraine des troubles d’ordre nerveux, notamment des troubles du sommeil, voire des pathologies (troubles circulatoires, gastriques, psychologiques, etc.). De plus, le bruit (s’il est inhabituel ou trop puissant) et la lumière perturberont leur sommeil diurne. Celui-ci sera diminué d’une à deux heures, notamment en raison des rythmes biologiques naturels de chacun.

Le travailleur est décalé biologiquement et socialement. Il ne pourra assimiler le vécu de la journée au travers des rêves. Il n’y a jamais accoutumance, car travailler la nuit et dormir le jour n’est pas un phénomène génétique naturel, mais un phénomène créé par l’homme. Et l’homme a absolument besoin de la lumière du jour pour éliminer son taux de mélatonine produit durant la nuit dans son organisme (en cas contraire : risque de dépression). Ses performances se verront altérées, sa fatigue et son manque de concentration peuvent mener à un accident du travail. Les travailleurs postés et les travailleurs de nuit sont affaiblis mentalement et physiquement, et environ un quart de ceux-ci souffrent de cet état, surtout à partir de 40 ans.

Beaucoup de personnes dormant le jour et vivant la nuit sans une raison liée au travail ne parlent pas de trouble du sommeil, mais se disent être nocturnes. Seulement aucun être humain n’est à long terme efficace quand il travaille jusqu’au petit matin et doit essayer de dormir à midi. Décaler le sommeil offre un sommeil de mauvaise qualité qui n’est pas aussi réparateur que le sommeil de nuit.

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