L’alcool en cas d’insomnie ?

L’alcool est-il la cause ou la solution à l’insomnie ?

Paul Éluard a écrit : « Boire un grand bol de sommeil noir jusqu’à la dernière goutte ». Et puis une ancienne croyance prétend que l’alcool favorise le sommeil. Beaucoup de gens confirment la véracité de cet adage au travers de leur propre expérience, et boivent un petit verre de vin ou une liqueur avant d’aller se coucher, afin d’encourager le sommeil. Seulement l’alcool n’est pas du tout approprié pour lutter contre l’insomnie. Bien au contraire, ses adeptes oublient de préciser que tous les alcools ne sont pas recommandables, et surtout, ils refoulent les conséquences à long terme qu’a l’alcool sur le sommeil.

L’alcool pour s’endormir ?

On peut dans des cas exceptionnels boire un verre d’alcool en tant qu’aide au sommeil, lorsqu’on n’a pas de somnifères dans la maison et nécessite néanmoins une aide immédiate. L’effet de l’alcool s’appuie sur différents principes. L’alcool consommé avec modération peut en effet aider à trouver le calme nécessaire et mettre fin aux idées noires qu’on rumine sans cesse. Attention : l’alcool peut avoir un rôle d’excitant, surtout à forte dose. À très petite dose, l’alcool a une action légèrement désinhibante, et aussi quelque peu calmante. Il fournit également une occasion de faire une pause, et de s’arrêter un moment pour réfléchir calmement à tout ce qui empêche le sommeil. Il est possible de trouver une solution, ou au moins d’arriver à mettre de coté les problèmes, les peurs et les soucis du quotidien pour l’espace d’une nuit. Vous pouvez trouver une solution ou au moins arriver à un point où vous pouvez oublier les problèmes, les peurs et les inquiétudes pour une nuit. L’alcool endommage le foie et crée des dépendances : il ne doit être utilisé en tant que somnifère qu’exceptionnellement quand il n’y a vraiment pas d’autre alternative.

L’alcool et l’ammoniac

L’alcool utilisé en tant qu’aide pour le sommeil peut souvent avoir l’effet inverse. Le soir, on arrivera certes à s’endormir après le verre d’alcool, mais des problèmes de sommeil pourront se manifester à long terme, voire empirer. C’est en partie du au fait que de nombreuses boissons alcoolisées contiennent de l’ammoniac, alors qu’elles sont paradoxalement utilisées par certaines personnes pour provoquer le sommeil. Une personne légèrement ivre parviendra très facilement à s’endormir ; tout le monde le sait. En revanche, au plus tard la nuit suivante sera agitée, une transpiration anormale peut même apparaître, transpiration qui d’ailleurs peut elle aussi provoquer le réveil de la personne ayant bu. Le whisky est un alcool qui se boit en général le soir. Et bien la plupart des whiskys contiennent du caramel afin d’obtenir cette belle couleur qui fait sa réputation. Ce caramel n’est autre qu’un additif ammoniacal (E150). L’ammoniac s’installe dans le cerveau qui en cas de consommation régulière ne parviendra plus à éliminer son excédent : la désintoxication en ammoniac ne pourra se produire, ce qui provoque naturellement l’insomnie, comme nous l’avons déjà lu dans nos rubriques précédentes. On prend alors pour remède des acides aminés tels la glutamine, l’arginine et l’ornithine, et on arrête immédiatement la consommation d’alcool en tant que somnifère.

Les conséquences sur le foie

L’alcool est parfois la raison de l’insomnie, car il agresse le foie. Sans les processus biologiques naturels de désintoxication, l’être humain mourrait de sa consommation d’alcool. Notre corps cependant parvient à métaboliser la toxine, ce qui nous permet de supporter le « poison ». Beaucoup de gens sont certains qu’un petit apéritif pour se relaxer après le travail, un verre de vin avec le dîner ou une petite bière avec les copains le samedi ne peut pas faire de mal. Et ils ont tord, car c’est faux. Toute goutte d’alcool en moins dans le sang assure à long-terme bien-être et bonne santé. Renoncer à l’alcool permet à l’organisme de développer toutes ses fonctions de façon optimale et performante, y compris le sommeil.

La transpiration

Comme évoqué plus haut, la prise d’alcool en grande quantité peut même susciter dans les jours après cette prise une transpiration si forte qu’elle empêchera de dormir.

Ronflement

L’alcool a un effet relaxant sur la musculature. Seulement la toxine agit sur absolument tous les muscles, notamment sur ceux qui devraient rester tendus afin d’éviter les ronflements. Comme ces muscles se relâchent à la prise d’alcool, même les dormeurs calmes d’ordinaire se mettent à ronfler, et parviennent ainsi à s’empêcher eux-mêmes de dormir au travers de cette agression sonore fort gênante. Eux mêmes et leur entourage… Aussi de ce point de vue, l’alcool ne se présente pas vraiment comme un moteur de sommeil, les ronflements étant un facteur essentiel de bruit.

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