La sieste compense-t-elle le manque de sommeil ?

La sieste compense-t-elle le manque de sommeil ?

La plupart des gens ont le problème de ne pas suffisamment dormir. Ils sont fatigués pendant la journée, irrités et peuvent difficilement (ou pas du tout) se concentrer sur leurs tâches quotidiennes. Alors si c’est possible, ils vont essayer de caler une heure de sommeil vers le déjeuner. Cependant, la petite sieste de midi n’est pas bonne à tous les égards si l’on espère pouvoir compenser un manque de sommeil. Cela donne certes au corps un peu de sommeil, mais il n’est absolument pas certain que cette  méthode puisse être appliquée régulièrement.

Conséquence sur la fatigue

Une sieste peut aider dans certains cas pour compenser les symptômes causés par le manque de sommeil, ou au moins les atténuer. Mais il peut dans certains cas extrêmes arriver qu’on ne puisse ensuite pas dormir la nuit, ce qui aura pour résultat qu’on sera totalement épuisé le lendemain. Tant que ce schéma reste un cas rare et exceptionnel, une sieste peut vraiment aider si elle est employée de façon sporadique.

Effet d’équilibrage de la sieste

On doit toujours garder en tête qu’une sieste doit généralement durer une heure ou à peine plus. La sieste ne peut compenser le manque de sommeil nocturne qu’à petite échelle (max. 70%), mais on ne peut pas parler d’un réel équilibrage. Beaucoup de gens éprouvent après une sieste de grandes difficultés à se relever, car leur circulation sanguine et leur rythme thermique notamment s’alignent au mode du sommeil : ensuite on reste tout  « mou » le reste de la journée, et on n’arrive pas à être vraiment productif. Et puis l’endroit où on improvise sa sieste n’est pas forcément propice à un véritable repos, par exemple si on s’allonge à moitié sur le bureau: c’est inconfortable, on ressent les bruits alentours, et on a plutôt l’impression de lutter qu’autre chose, ce qui n’est pas vraiment constructif. La mesure de la sieste demeure réellement efficace contre le manque de sommeil si on respecte plusieurs facteurs. En principe, si le manque de sommeil n’est pas trop avancé, et le lieu où sera pratiquée la sieste peut induire le sommeil (calme, obscurité, confort), alors une petite sieste est utile. Sinon, on se sentira encore plus affaibli après celle-ci.

Que se passe-t-il quand les problèmes de sommeil sont chroniques ?

Les personnes souffrant régulièrement de problèmes de sommeil ne doivent en aucun cas voir la sieste comme une solution. Elle peut être une bonne aide en cas d’urgence quand les symptômes du manque de sommeil sont particulièrement insupportables durant la journée, et qu’on n’arrive plus à tenir debout. Mais il arrive que le rythme du sommeil se décale encore plus après une sieste. Tout d’abord, il est plutôt difficile de contrôler quand la sieste s’arrêtera, ce qui risque de repousser encore plus l’heure du coucher ou plutôt le moment auquel on s’endormira le soir. Les personnes n’ayant pas un travail à horaires réguliers ou d’obligations liées au temps sont encore plus menacées par ce phénomène. Les étudiants, les free-lancers, les professions libérales exerçant à domicile, les travailleurs de nuit ou se levant la nuit, les femmes/hommes au foyer sont particulièrement touchés. Et puis la production de mélatonine formée peu avant et au cours du sommeil a une action qui engendre dans certains cas la dépression. C’est au cours de la journée cependant, que la mélatonine est dégradée par l’action de la lumière, de telle sorte que la dépression peut être évitée. Si la sieste est prolongée, on n’obtient déjà plus suffisamment de lumière naturelle, ce qui par contre entraîne la dépression, contribue à accentuer les troubles du sommeil, et peut même les exacerber.

Alternatives à la sieste

La sieste devrait rester une exception et non la règle chez les adultes. Le risque que le rythme du sommeil soit totalement décalé est à long terme trop élevé. Par conséquent, on devrait se pencher sur les alternatives à la sieste en cas de manque de sommeil. On doit si possible essayer de rester éveillé et renoncer à une petite sieste, pour ensuite plutôt se coucher tôt. De plus et à long terme, les acides aminés tels que la glutamine, l’arginine et l’ornithine participent à la détoxication de l’ammoniac dans le cerveau, et contribuent ainsi à obtenir le sommeil.

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