Les causes psychologiques de l’insomnie

Les causes psychologiques de l’insomnie

Les troubles du sommeil d’origine psychologique surviennent nettement plus fréquemment que les troubles du sommeil pathophysiologiques. Ils apparaissent habituellement suite à un trouble mental, et sont donc considérés comme les symptômes de l’insomnie. Il arrive occasionnellement que la cause ne soit pas une maladie, mais simplement un état d’esprit psychologique qui mènerait à ces troubles du sommeil. Dans tous les cas, il doit être clarifié quelle est la cause psychologique afin de pouvoir traiter le trouble du sommeil le plus judicieusement possible.

États dépressifs

Dans le cadre de la dépression sont impliqués de nombreux neurotransmetteurs différents, et qui ne fonctionnent pas comme ils le devraient. La mélatonine est l’un de ces médiateurs chimiques qui entre autres choses régule le rythme du sommeil. Le taux de mélatonine est particulièrement élevé lors du sommeil, et se dégrade le matin au travers de la lumière. La mélatonine étant source de dépression, la lumière du jour permet donc de l’épuiser, ce qui évite justement la dépression. Il y aura cependant dépression si pour une raison ou une autre le taux de mélatonine reste élevé durant la journée. La dépression saisonnière par exemple est liée dans certains pays au manque de lumière du jour durant certains mois de l’année, dès l’automne ou l’hiver. Et puis les troubles dépressifs ont bien d’autres façons de se manifester sur l’insomnie.

Exigences excessives et surmenage dans la vie quotidienne

Les troubles du sommeil et l’insomnie sont les symptômes phares des différentes réactions au stress et contraintes de la vie quotidienne. Par exemple en relation avec le syndrome de burn-out (épuisement physique et moral causé généralement par les conditions de travail), l’être humain réagira de façon particulièrement négative au stress et autres contraintes. Mais les troubles du sommeil peuvent être aussi un présage avant-coureur de maladie, ou simplement un avertissement. Les patients observent eux-mêmes qu’ils restent éveillés la nuit et réfléchissent à des choses ou événements qui leur pèsent dans la vie quotidienne, ou bien qu’ils n’arrivent pas à surmonter. Ils n’arrivent pas à déconnecter, et il est difficile pour eux de se calmer afin de pouvoir enfin s’endormir.

Addictions

Beaucoup de dépendances ont un effet néfaste sur le sommeil sain. Le meilleur exemple est l’alcoolisme. L’alcool détend l’ensemble de la musculature, ce qui provoque notamment le ronflement. De cette façon, il détruit son propre sommeil car il provoque des irrégularités respiratoires durant le sommeil qui le réveillent régulièrement et n’auraient pas lieu sans la prise préalable d’alcool. Les drogues illicites, la nicotine et les médicaments n’ont pas non plus un effet bénéfique sur le sommeil, et peuvent même voir émerger les plus divers problèmes. Une des nombreuses cause est là aussi l’ammoniac, molécule présente dans de nombreuses substances nocives, et dont souffre le cerveau lorsqu’il est présent dans le corps. On peut éliminer cette pollution présente dans le sang avec les acides aminés (glutamine, ornithine et arginine), ainsi qu’un retrait immédiat du produit addictif.

Les troubles anxieux

Beaucoup d’insomniaques souffrent d’anxiété, ce qui les empêche de dormir correctement, ou tout simplement de dormir. Les crises d’angoisse, voire les crises de panique sont une cause fréquente d’insomnie, même si elles n’entrent pas directement en relation avec le sommeil. Si ces crises arrivent durant le sommeil, il se peut que la personne soit tellement retournée qu’elle n’arrivera plus à se rendormir. Elle sera plutôt occupée à essayer de se calmer et éviter une nouvelle crise d’angoisse. En outre, les troubles d’anxiété telles les craintes obsessionnelles ont un effet négatif sur le sommeil réparateur, car le malade réfléchit le soir à ses propres compulsions, et ne parvient pas à trouver le sommeil.

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